Solaire thermique pour l'eau chaude dans le Pas-de-Calais

Sur la tuile plate et l'ardoise, sur un parc ancien issu du bassin minier, l'orientation et la pente comptent plus que la surface de capteurs installée.

Le circuit primaire et son antigel

Sous une humidité élevée et des hivers gris, le fluide caloporteur circule en boucle fermée entre les capteurs et le ballon : c'est lui, et non l'eau sanitaire, qui monte sur le toit.

Sur la tuile plate et l'ardoise, sur un parc ancien issu du bassin minier, une pose en surimposition se répare sans toucher à la couverture ; une pose intégrée oblige à déposer des éléments.

Avec des corons alignés, aux toitures continues, la mise en pression et la purge du circuit demandent d'atteindre les deux extrémités : le point haut compte autant que le bas.

Le ballon et l'appoint

Dans les corons et les maisons de ville, le ballon bi-énergie porte deux échangeurs, l'un solaire en partie basse, l'autre relié à l'appoint en partie haute.

Avec des affaissements miniers et des remontées de nappe dans les bas champs, la dureté de l'eau décide de la durée de vie de la résistance d'appoint et de l'anode du ballon.

Sous un chauffage soutenu et un rayonnement hivernal très bas, un appoint électrique se pilote à l'heure creuse ; un appoint gaz se coordonne avec la chaudière existante.

La surchauffe d'été et la stagnation

Sous une humidité élevée et des hivers gris, l'installation produit en juillet bien au-delà des besoins de la maison : c'est cet excédent qu'il faut évacuer.

Avec le vent de mer et la pluie horizontale, le vase d'expansion se dimensionne pour absorber toute la vapeur du champ de capteurs, pas seulement la dilatation.

Avec des toitures de corons de faible surface unitaire, les capteurs se posent parfois en toiture arrière ou au sol pour rester invisibles, ce qui allonge le circuit.

Le système solaire combiné

Dans les corons et les maisons de ville, un plancher chauffant existant est le meilleur allié du combiné ; des radiateurs haute température en sont l'ennemi.

Sous un chauffage soutenu et un rayonnement hivernal très bas, le combiné double l'investissement du chauffe-eau seul, pour un gain qui dépend entièrement du mode de chauffage remplacé.

Sous une humidité élevée et des hivers gris, le combiné produit le plus quand on chauffe le moins : le décalage entre production et besoin est sa limite de principe.

Entretien et durée de vie

Avec le vent de mer et la pluie horizontale, la fixation des capteurs se revoit tous les cinq ans : c'est elle, et non le capteur, que le temps attaque.

Avec des corons alignés, aux toitures continues, l'entretien suppose qu'on remonte sur le toit : une installation inaccessible ne se contrôle jamais.

Avec des affaissements miniers et des remontées de nappe dans les bas champs, un ballon entartré consomme davantage d'appoint sans que rien ne le signale, sinon la facture.

Coût, aides et retour sur investissement

Dans la région Hauts-de-France, comptez 150 à 250 € par visite d'entretien, et une visite tous les deux ans au minimum.

Dans les corons et les maisons de ville, la durée de vie des capteurs dépasse vingt ans, celle du ballon dix à quinze : ce n'est pas le même amortissement.

Avec des toitures de corons de faible surface unitaire, l'aide locale, quand elle existe, s'ajoute aux aides nationales et se demande avant le début des travaux.

Installateurs de chauffe-eau solaires référencés dans le Pas-de-Calais

Implantée à Haute-Avesnes, Geotherm Solaire opère dans le Pas-de-Calais pour des travaux liés aux énergies renouvelables. Son périmètre englobe le solaire thermique, les pompes à chaleur, la géothermie et l'aquathermie, avec des compétences annoncées en qualification QualiSol.

Implantée à Haute-Avesnes, LAMPIN SARL opère dans le Pas-de-Calais sur des installations de production d'énergie renouvelable. Elle effectue des systèmes de chauffage solaire combiné et des chauffe-eau solaires individuels, en plus de prestations d'entretien et de maintenance des installations solaires.

Implantée à Dainville, SARL Hugues Payen de plomberie et de chauffage opère dans le Pas-de-Calais pour des projets de rénovation énergétique. Ses prestations comprennent l'installation de panneaux solaires photovoltaïques, de chauffe-eau solaire individuel et de systèmes solaires combinés pour le chauffage et l'eau chaude.

Implantée à Dainville, Leprêtre Energies opère dans le Pas-de-Calais sur le chauffage, la climatisation et les énergies renouvelables. Elle prend en charge l'installation, l'entretien et le dépannage d'équipements de chauffage, ainsi que des solutions solaires et des chauffe-eaux dans le cadre de projets de rénovation énergétique.

Située à Annequin, Vandroth opère dans le Pas-de-Calais pour des travaux de chauffage, de sanitaire et d'énergie renouvelable. Son domaine comprend le système solaire thermique, avec des installations utilisant des capteurs solaires associés à la production d'eau chaude sanitaire et à des systèmes de stockage thermique.

Secteurs desservis

Principales communes du Pas-de-Calais: Arras, Douai, Lens, Liévin, Hénin-Beaumont, Béthune, Bruay-la-Buissière